Record pour le Baromètre des villes cyclables !

L’é­di­tion 2019 de l’en­quête « Baro­mètre des Villes Cyclables » est ter­mi­née. Cette enquête bat des records ! Avec 184 484 réponses, la par­ti­ci­pa­tion dépasse celle de son modèle, le Fahr­radk­li­ma Test de l’ADFC, l’en­quête de la puis­sante fédé­ra­tion alle­mande des asso­cia­tions cyclistes qui tota­lise 170 000 par­ti­ci­pa­tions en 2018. Le Baro­mètre des Villes Cyclables est la plus grande enquête cycliste au monde ! Avec ce record de par­ti­ci­pa­tion, 763 com­munes sont clas­sées, confir­mant le sou­hait des Fran­çais de se dépla­cer à vélo dans les grandes villes mais aus­si les com­munes péri-urbaines et rurales.

Dans la Loire, Roanne, Mont­bri­son, Savi­gneux, St-Cha­mond, St-Just‑St-Ram­bert, Fir­mi­ny et St-Étienne ont dépas­sé 50 réponses et seront pris en compte dans le clas­se­ment qui sera annon­cé les 6 et 7 février pro­chains au Congrès de la Fédé­ra­tion des Usa­gers de la Bicy­clette (FUB) à Bor­deaux.

Grâce aux asso­cia­tions locales telles qu’O­ci­vé­lo, O2 Ondaine, Vélo en Forez et Mont’à Vélo, la par­ti­ci­pa­tion à St-Étienne pro­gresse éga­le­ment pour atteindre 896 réponses.

Cette année, l’en­quête pro­po­sait aux cyclistes de noter trois points noirs et trois tron­çons à amé­na­ger en prio­ri­té dans leur com­mune. Les info­gra­phistes Laurent Nison et Bru­no Adèle ont com­pi­lé toutes ces réponses sur une carte inter­ac­tive.

Sur fond noir (ou blanc pour les impres­sions papier) on y voit des nuages de points dans les villes ou des traits colo­rés de rouge ou orange le long des rues. Chaque point est un signa­le­ment de dan­ger et chaque trait est une demande d’a­mé­na­ge­ment. Quand les signa­le­ments de points noirs sont nom­breux dans une zone don­née, un rond gri­sé s’af­fiche, dont le dia­mètre est pro­por­tion­nel au nombre de cita­tions. Lorsque les demandes d’a­mé­na­ge­ments de tron­çons sont nom­breuses, les tron­çons appa­raissent en rouge, puis en orange et enfin en jaune.

La navi­ga­tion sur la carte est fluide et zoo­mable à volon­té, chaque signa­le­ment est enre­gis­tré, quelque soit la com­mune. C’est un tra­vail for­mi­dable, qui ser­vi­ra aux col­lec­ti­vi­tés pour défi­nir les prio­ri­tés d’a­mé­na­ge­ments, dans toute la France !

À St-Étienne, la carte des points noirs affiche évi­dem­ment le rond-point Roo­se­velt, la place du Peuple, la place Four­ney­ron et le car­re­four Janin-Thiers. La carte des tron­çons prio­ri­taires fait appa­raître la rue Berg­son, axe natu­rel de la cir­cu­la­tion de St-Étienne ; éga­le­ment la rue Dura­four et son sta­tion­ne­ment sur bande cyclable, sup­pri­mée récem­ment entre Cha­ri­té et St-Roch ; le cours Gus­tave Nadaud et sa piste cyclable sur le trot­toir, à nou­veau le rond-point Roo­se­velt, héri­tage des années tout-voi­ture ; et encore la rue Bar­rouin dont la réno­va­tion de 2017 enfreint le code de l’en­vi­ron­ne­ment.

Oci­vé­lo a trans­mis ces cartes aux élus et aux ser­vices de St-Étienne Métro­pole, l’as­so­cia­tion com­mu­ni­que­ra lar­ge­ment sur ce sujet auprès des can­di­dats aux élec­tions muni­ci­pales de 2020.

Fort de son Plan Vélo local, Saint-Étienne Métro­pole aurait tout inté­rêt à sol­li­ci­ter les finan­ce­ments du Plan natio­nal vélo ou de la Dota­tion de sou­tien à l’in­ves­tis­se­ment local, spé­cia­le­ment dédiés à la réso­lu­tion des rup­tures de réseau cyclable.

Pour en savoir plus :

Ren­dez-vous en début d’an­née pour le clas­se­ment des Villes Cyclables !

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