Plaidoyer municipales du collectif cyclable métropolitain

Dans la pers­pec­tive des élec­tions muni­ci­pales de mars 2026, les asso­cia­tions cyclables de la métro­pole se sont réunies pour rédi­ger un plai­doyer sur la ques­tion du déve­lop­pe­ment de la mobi­lité cyclable

Ce docu­ment, consti­tué d’un plai­doyer intro­duc­tif et d’un ques­tion­naire, sera envoyé aux dif­fé­rentes listes can­di­dates des com­munes de la métro­pole stéphanoise.


Les réponses à ces ques­tions seront ensuite mises à dis­po­si­tion de toutes les citoyennes et citoyens des com­munes de la métro­pole, et acces­sibles notam­ment sur le site Ocivélo.


Document de travail n°1 : le Baromètre vélo, un verdict sans appel pour Saint-Étienne

Pour nour­rir ce plai­doyer, le col­lec­tif s’appuie sur des don­nées solides. Parmi elles, les résul­tats du Baromètre des villes cyclables de la FUB, publiés le 18 sep­tembre.

L’indicateur prin­ci­pal, le climat vélo (noté sur 6), évalue la sécu­rité, le confort des amé­na­ge­ments, les ser­vices, le sta­tion­ne­ment et l’effort global des communes.

Saint-​Étienne obtient la note F (2,64÷6) et se classe avant-​dernière des grandes villes.
Un résul­tat mal­heu­reu­se­ment stable : en 2021, la ville affi­chait déjà une note F (2,54÷6).

Les répondant·es pointent :

  • un manque de sécu­rité géné­ra­lisé,
  • un faible confort des amé­na­ge­ments,
  • et un manque d’effort poli­tique clair en faveur du vélo.

À l’inverse, d’autres com­munes de la métro­pole démontrent que le volon­ta­risme paie :

  • Saint-​Chamond : 3,56÷6 ( C ) 
  • Sorbiers : 3,59÷6 ( C )
  • La Fouillouse : 3,49÷6 (D)
  • Andrézieux-​Bouthéon : 3,48÷6 (D)
  • Saint-​Jean-​Bonnefonds : 3,30÷6 (D)
  • La Talaudière : 3,04÷6 (D)

Fait mar­quant : toutes ces com­munes obtiennent de meilleures notes que Saint-​Étienne, pour­tant ville-​centre de la métro­pole.
Ces résul­tats rap­pellent une évi­dence : ce n’est pas la taille de la com­mune qui fait la qua­lité cyclable, mais la volonté politique.


Document de travail n°2 : la Trame Cyclable Stéphanoise, un outil pour passer des promesses aux actes

Le plai­doyer muni­ci­pal s’appuie éga­le­ment sur un outil opé­ra­tion­nel :
le site de la Trame Cyclable Stéphanoise


Développé par Ocivélo, ce projet vise à suivre, ana­ly­ser et rendre visibles les amé­na­ge­ments cyclables struc­tu­rants sur la métro­pole et le sud du dépar­te­ment de la Loire.

Cet obser­va­toire propose :

  • une carte inter­ac­tive des axes cyclables structurants,
  • des pages dédiées à chaque iti­né­raire (état d’avancement, photos, taux de réa­li­sa­tion, points noirs, pro­jets à venir),
  • un suivi de l’évolution du réseau à l’horizon 2026 et 2030, dans le cadre du plan vélo.

Pour les col­lec­ti­vi­tés, cet outil permet :

  • d’identifier les conti­nui­tés man­quantes,
  • de prio­ri­ser les tron­çons stra­té­giques,
  • de coor­don­ner les pro­jets à l’échelle intercommunale,
  • et d’assurer une cohé­rence ter­ri­to­riale des poli­tiques cyclables.

Document de travail n°3 : document de la FUB

Pour accom­pa­gner concrè­te­ment les com­munes, la FUB met à dis­po­si­tion
des élu·es et des ser­vices des res­sources simples, opé­ra­tion­nelles et direc­te­ment mobi­li­sables à l’échelle locale.

Trois notes de posi­tion natio­nales, construites à partir de l’expertise du
réseau et des retours de terrain :

  • « Assurer la sécu­rité des cyclistes en milieu rural » : des solu­tions adap-
    tées aux bourgs et vil­lages, fon­dées sur la réuti­li­sa­tion des che­mins et
    voi­ries exis­tantes, l’aménagement léger et tac­tique, et la valo­ri­sa­tion des
    pay­sages locaux, dans des contextes où les moyens humains et finan­ciers
    sont contraints.
  • « Réseaux Express Vélo : réa­li­ser le poten­tiel vélo de son ter­ri­toire » : une
    feuille de route pour les villes et agglo­mé­ra­tions plus denses afin de struc-
    turer un réseau cyclable continu, lisible et effi­cace pour les dépla­ce­ments
    du quo­ti­dien.
  • « L’école, un trem­plin vers la ville à vélo » : une approche acces­sible à toutes
    les com­munes accueillant des écoles ou des col­lèges, qui pro­pose de partir
    des plus jeunes pour lancer une poli­tique vélo cohé­rente, notam­ment à
    tra­vers les rues sco­laires, une mesure souple, peu coû­teuse et for­te­ment
    mobi­li­sa­trice.

Des outils clés en main pour agir vite, de manière réa­liste et adap­tée aux contraintes locales, sans attendre de grands plans nationaux.


Un message clair pour 2026

Le Plaidoyer muni­ci­pal du Collectif cyclable métro­po­li­tain n’est ni idéo­lo­gique ni théo­rique.
Il s’appuie :

  • sur le res­senti massif des citoyen·nes (Baromètre vélo),
  • sur des don­nées ter­ri­to­riales objec­ti­vées (Trame Cyclable Stéphanoise),
  • et sur une attente forte de sécu­rité, de conti­nuité et de lisi­bi­lité.

À Saint-​Étienne comme dans l’ensemble de la métro­pole, le vélo n’est plus une option.
Les élec­tions muni­ci­pales de 2026 doivent être un tour­nant :
des enga­ge­ments clairs, mesu­rables, suivis d’effets.

Les citoyen·nes sont prêt·es.
Les outils existent.
Il appar­tient désor­mais aux futur·es élu·es de répondre à la hau­teur des enjeux.