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Brève du Progrès, le 21 juin 2017 (cliquez dessus pour l'agrandir).

Par Mahauld Granier, France Bleu Saint-Étienne Loire lundi 19 juin 2017 à 22:39

Transports

Saint-Étienne : les cyclistes traversent la ville pour sensibiliser et rendre hommage aux victimes

Au départ de l'hôtel de ville stéphanois, plus d'une soixantaine de cyclistes réunis
Au départ de l'hôtel de ville stéphanois, plus d'une soixantaine de cyclistes réunis © Radio France - Mahauld Becker-Granier

Ce lundi à Saint-Étienne, c'est un vrai peloton de cyclistes en gilets jaunes qui a traversé la ville. L'objectif est simple : sensibiliser les populations, piétons et automobilistes, à faire plus attention à leur présence. Cette année, deux personnes sont décédées sur la voirie.

En janvier, c'est un enfant de neuf ans qui a trouvé la mort suite à un choc avec une voiture. En avril, un jeune de vingt ans est décédé, percuté par une voiture. À Saint-Étienne, les cyclistes ont décidé de mêler hommage et lutte pour des meilleures conditions pour les cyclistes.

Le rassemblement a eu lieu en fin d'après-midi devant l'hôtel de ville. Plus d'une soixante de cyclistes, largement équipés, se sont réunis avant de prendre la route en direction du quartier de la Métare. C'est dans ce quartier que les deux victimes ont trouvé la mort cette année.

Sur le chemin, les participants ont pu distribuer des tracts aux passants curieux, mais aussi aux véhicules logiquement arrêtés par ce cortège de vélos. Plusieurs associations se sont associés à cet événement : Ocivélo en est le principal organisateur mais il y a aussi Vélo Forez, la CTC-42, la FRAPNA, Mille et une voix, Envie Loire et Héliose.

Ils demandent en priorité l'apaisement de la vitesse partout à Saint-Étienne ainsi qu'une plus grande sécurisation des ronds points. Notamment dans le quartier de la Métare. Pascale Lacour, en charge de la sécurité routière à la municipalité stéphanoise était présente pour dialoguer avec les associations. La mairie a beaucoup travaillé avec Ocivélo notamment dans le cadre du plan de la troisième ligne de tramway. Une piste cyclable verra le jour sur ce tracé. Sur le reste, l'adjointe au maire affirme que des progrès sont en cours mais "qu'il faut du temps".

Devant l'annexe de la Métare, un hommage a été rendu aux victimes de la voirie - Radio France
Devant l'annexe de la Métare, un hommage a été rendu aux victimes de la voirie © Radio France - Mahauld Becker-Granier

À la fin de la procession, les parents du jeune de 20 ans décédé en avril dernier ont pris la parole pour évoquer leur fils. Des poèmes ont été lus. Une minute de silence a également été respectée.

Un incident pendant la procession

Pendant la procession, un incident a eu lieu entre une partie du peloton et un automobiliste. L'automobiliste, furieux d'être bloqué sur une contre-allée par le cortège, aurait perdu les nerfs avant de menacer une partie des participants. La police est rapidement intervenue.

Interview sur Radio France bleu de Florent Missemer le lendemain du tragique accident du 11 avril 2017 à la Métare

Exigeons de vraies mesures de sécurité routière : baisse généralisée des vitesses et apprentissage de la mobilité à vélo !   pdf

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Des indemnités kilométriques très médiatisées

31 mars 2014

véloC’est la seule mesure qui a réellement intéressé les médias lors des annonces sur le PAMA (*) ! Pour autant, personne ne comprend encore très bien de quoi il s’agit : pour les uns, d’une indemnité à déduire des impôts, pour les autres d’un jackpot qui s’ajoute sur la feuille de salaire... Effervescence qui prouve, s’il en était besoin, que l’effet incitatif de la mesure peut être immédiat et provoquer un fort report modal.

De nombreuses entreprises, très satisfaites des résultats déjà engrangés par leur plan de déplacement d’entreprise, se déclarent immédiatement prêtes à tester la mesure. Pour tous ceux qui ne sont pas encore cyclistes réguliers, il est clair qu’un coup de pouce financier peut aider à réfléchir !

Mais pourquoi 0,25 €/km ? Pour faire mieux que les autres pays : 0,19 aux Pays-Bas ; 0,21 en Belgique ; 0,24 en Autriche ? Pour décider les indécis ? Pour copier le barème fiscal automobile qui rembourse 30 % de plus que le cout de revient réel du km (0,45 pour une dépense de 0,27 € selon la FNAUT) ? La réponse est un mix des trois puisque le coût d’usage moyen d’un vélo est estimé à 0,15 €/km. Ce chiffre n’a pas fini de faire parler : pourtant quel silence autour des 0,7 Md €/an déduits en frais réels sur les revenus d’imposition des automobilistes, des 0,4 Md €/an de bonus écologique, des 16 Md € d’investissements routiers, des millions d’euros de subventions pour la voiture électrique... !

On reparle même d’une prime à la casse, la dernière ayant couté à l’Etat 1 Md € sur deux ans. On dit souvent que les Français sont nuls en économie : si la macro-économie les dépasse souvent, la micro-économie qui touche directement à leur porte-monnaie les interpelle directement. Pour financer la mesure vélo, ne suffirait-il pas de plafonner un peu les avantages auto ?

(*) Plan d’actions pour les mobilités actives
Chiffres cités par Terra Eco (n° 40 dédié à l’auto).

Geneviève Laferrère
Présidente de la FUB


Vélocité n°125 - mars / avril 2014



zoomdici.fr : Des cyclistes stéphanois demandent un centre-ville à 30 km/h

Communiqué de presse :   7 février 2014

Piétons et vélos bientôt à l'aise en ville ?

L'association Ocivélo questionne les candidats.

La rue n'est pas seulement un espace de circulation, c'est aussi un espace de vie. C'est ce message que l'association envoie aux candidats aux prochaines élections municipales, avec une réflexion sur la « ville 30 ».

La « ville 30 », c’est faire du 30 km/h la règle et du 50 km/h l’exception …

Cela ne provoque en réalité qu’une augmentation négligeable du temps de trajet automobile moyen puisque les axes principaux restent à 50km/h.

La vie locale est remise au centre des préoccupations par une meilleure sécurité des usagers les plus vulnérables : piétons, particulièrement les enfants, personnes à mobilité réduite, cyclistes … Dès que les vitesses baissent, le nombre et de la gravité des accidents diminuent, et les déplacements en modes actifs augmentent.

La « ville 30 » fluidifie la circulation automobile, à l’image des tests effectués sur autoroutes lors de forte affluence. Ceci, au bénéfice des transports collectifs, des livraisons, et plus généralement, des déplacements automobiles indispensables …

La marche et le vélo sont de réels atouts pour le commerce de proximité; les piétons sont de meilleurs clients. Ils achètent moins à chaque fois, mais plus souvent. Les cyclistes, eux, achètent deux fois par semaine contre moins d’une fois pour les automobilistes.

La « ville 30 » permet, rapidement et à faible coût, de pacifier la ville, de la rendre plus conviviale et plus attractive …

Incitation à la pratique du vélo

Le vélo doit être pris en compte dans tous les projets d'aménagement de voirie. Le réseau cyclable de la ville se construira ainsi progressivement, en cohérence et en continuité sur l’ensemble de l’agglomération.

Nous proposons également d'adopter de nouveaux dispositifs : « Doubles sens cyclables » permettant des trajets vélo plus directs, « Cédez le passage aux feu » autorisant une plus grande fluidité des vélos, garages à vélos de quartier, prime à l’achat d’un vélo …

Elus et citoyens, les modes actifs sont bons pour notre santé et celle de la ville !

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> Saint-Etienne : le premier garage à vélo collectif de la ville [+ 2 vidéos]
France Bleu, 24 janvier 2014

Garage
"Après six mois de travaux réalisés par des bénévoles, le premier garage à vélos collectif de quartier viens de voir le jour en bas de la montée du Crêt de Roch, juste à coté de la place Jean-Jaurès."
 

Tourner à droite, y'a un problème ?  (Isabelle et le Vélo)

Les personnes handicapées aussi ont besoin du vélo

Embouteillages contre vélos / vélos contre embouteillages

C'est dans les villes les plus embouteillées qu'il y a le moins de cyclistes.

"Pistes sur trottoir" et voies dangereuses : 2 publications

Pédalez, pédalez, ça produira toujours de l’énergie !

Pédaler pour la liberté…. Bientôt un prisonnier brésilien sur le Tour de France ?

kremersUn juge brésilien a mis en place un projet plutôt original en faveur des détenus de la prison de Santa Rita do Sapucaí. Les détenus peuvent produire de l’électricité à l’aide de vélos fixes. L’énergie produite est stockée dans des batteries qui seront utilisées pour l’éclairage public  et la sécurité dans le centre. Les participants à cette production d’électricité peuvent obtenir une diminution de leurs peines : un jour de moins pour 16 heures de pédalage ! Le projet qui a commencé avec deux vélos est une réussite, à en juger par les huit vélos supplémentaires qui seront installés.

Décidemment nous habitons un drôle de monde, d’un côté des cyclistes enfermés au milieu de la circulation automobile quotidienne qui aimeraient bien s’en évader et de l’autre des pédaleurs qui se libèrent grâce au vélo et à une énergie carcérale malheureusement renouvelable…

Hans Kremers

Des élus et des techniciens à vélo avenue de la Libération, mardi. Chacun a pu vérifier in situ les difficultés que rencontrent
les cyclistes en centre-ville / Photo Pascale Bigay Publié le 23.09.2010  Saint-Etienne > Le vélo en ville a encore bien du mal à se faire une place

Voies cyclables discontinues, voirie inadaptée voire dangereuse, le Vélivert et les deux-roues en général souffrent encore d'un manque de visibilité et d'une vraie reconnaissance
La date de la rencontre entre élus, techniciens et associations n'avait pas été choisie au hasard par Ocivélo, l'association d'usagers du vélo à Saint-Étienne. « Le 21 septembre, c'est le jour de l'ancienne journée sans voiture. De plus, nous sommes dans la semaine de la mobilité, c'est une date idéale pour proposer cette première rencontre », précise Nicolas Morel, président d'Ocivélo.

Une première rencontre sous forme de balade cycliste à laquelle nombre de techniciens et d'élus ont participé, parmi lesquels Daniel Sabot, adjoint au maire, et Jacques Frécenon, vice-président de Saint-Étienne Métropole, tous deux en charge des modes doux.

Si la balade de la place Jean-Jaurès à Châteaucreux, principal pôle d'échange multimodal de l'agglomération, s'annonçait estivale, elle est vite devenue « un véritable parcours du combattant cycliste. » A l'heure de la mise en place des Vélivert, l'occasion de démontrer concrètement qu'« une politique cyclable, pour être performante, doit s'inscrire dans une démarche d'aménagements de la voirie qui considère le vélo comme un réel moyen de déplacement et le prend systématiquement en compte à tous les stades de la conception. Pour appuyer ce travail, Ocivélo va mettre en place une charte des aménagements de voirie. » La balade a surtout permis de mettre en lumière les principales problématiques rencontrées par un cycliste. A commencer par le partage des voies avec les piétons. Exemple le plus parlant, à la sortie du lycée Fauriel, le cycliste se voit contraint de slalomer entre les élèves sur le trottoir. Pour Ocivélo, le partage des voies de tram ou de bus serait à privilégier. Réponse négative du côté des élus de par la dangerosité que ce partage représente.

Autre demande d'Ocivélo afin de renforcer la sécurité, la systématisation des sas vélo à hauteur des feux tricolores dans les zones à fort trafic. L'arrivée aux abords de la place Fourneyron a permis d'aborder une autre problématique, la discontinuité et l'inefficacité du parcours cyclable : ainsi, uniquement sur la place, pour rejoindre la gare, le cycliste doit traverser 4 rues et 2 voies de tram soit 6 feux tricolores pour piétons ! Sans parler du trajet, plus long en temps que celui d'une voiture. Ocivélo a d'ailleurs rappelé le décret du 1er juillet 2010 qui systématise les « double sens cyclables » dans les zones 30. Ce qui, concrètement, permettrait de multiplier les itinéraires et de réduire les distances parcourues par un cycliste. Une multitude de propositions auxquelles les élus semblent avoir porté une oreille attentive. Reste à voir si les paroles seront suivies d'actes.

Pascale Bigay - journaliste au Progrès


Des élus et des techniciens à vélo avenue de la Libération, mardi. Chacun a pu vérifier in situ les difficultés que rencontrent
les cyclistes en centre-ville / Photo Pascale Bigay

zoom

Des élus et des techniciens à vélo avenue de la Libération, mardi. Chacun a pu vérifier in situ les difficultés que rencontrent les cyclistes en centre-ville / Photo Pascale Bigay

  Voici le lien vers le livret technique remis aux élus et techniciens
 

 

A Châteaucreux, le seul parking à vélos est archi saturé.
Un second ne serait pas du luxe / Photo Pascale Bigay

publié le 23.09.2010 par Pascale Bigay  Le gros point noir du stationnement  

Sur le parvis de la gare de Châteaucreux, huit places de parking pour 8000 cyclistes potentiels ! Devant le lycée Fauriel, 12 places pour 1850 usagers, élèves et personnel confondus. La place Jean-Jaurès avec la population draînée par les restaurants et cinémas n'est pas en reste : ne cherchez pas, il n'y a aucun arceau pour stationner son vélo. Pourtant, Ocivélo a reçu l'assurance, de la part de la municipalité et de Saint-Étienne Métropole, qu'à la gare se dessine un projet de consigne collective à deux étages capable d'accueillir 44 vélos. Mais payante. Sur le reste de la ville, 200 places existent mais restent peu visibles. La ville travaille sur la densification du stationnement et une meilleure signalisation. Primordiale lorsqu'on sait que la crainte du vol est l'un des principaux arguments opposés à la pratique du vélo en ville.

Chez le confrère La voix du Nord : À la gare Lille-Flandres, un garage gratuit de 600 places pour parquer son vélo

Lire aussi notre article "ça coince à Sainté,  les parkings vélo à Sainté "

publié le 23.09.2010  par Pascale Bigay   A quelle signalisation se vouer ?

Considérant les Vélivert comme « un excellent outil de transfert modal vers le vélo », Ocivélo regrette que la signalisation et le jalonnement ne suivent pas. La signalisation verticale et horizontale est loin d'être limpide. Ainsi, sur la place Fourneyron, les zones en sens interdit sauf bus et taxis sont-elles accessibles aux vélos ? De même, sur la place Dorian, le cycliste doit-il se référer au marquarge au sol ou au panneau, tous deux contradictoires ? Et la municipalité de répondre que toutes les zones du plateau piéton sont partagées avec le vélo.

Des cartouches vont être posés.

publié le 25.06.2010  Ocivélo fait sa vélorution vendredi soir

Vendredi 25 juin, à partir de 18h30, l'association d'usagers du vélo au quotidien Ocivélo propose une balade vélorutionnaire au départ de la place du Peuple.

C'est Matthieu Boucherat, son président, qui en explique les objectifs : «A l'occasion de l'inauguration des Véliverts, Il s'agit de montrer que le vélo est déjà bien présent à Saint-Etienne. Nous approuvons l'arrivée de ces vélos, mais ce n'est pas une fin en soi; il faut absolument travailler sur les aménagements».

Cette balade festive et conviviale (déguisements et musique sont les bienvenus), n'étant ni encadrée ni sécurisée par Ocivélo, se fait donc sous la responsabilité de chacun. Un circuit par la rue de la Richelandière mènera au Parc de l'Europe pour un retour en ville. «Une balade assez champêtre, mais avec une certaine difficulté tout de même» précise Matthieu.

publié le 05.06.2010  Ocivélo : « Les vélos ne sont qu'une partie du tout »

  QUESTIONS à Matthieu Boucherat, de l'association Ocivélo

Que pensez-vous de l'arrivée des VéliVert dans l'agglomération stéphanoise ?

Nous y sommes tout à fait favorables. Les expériences lyonnaises et parisiennes montrent que ce dispositif est propre à développer la pratique du cyclisme. Les gens qui, aujourd'hui, ne songent pas nécessairement à utiliser un vélo en verront circuler dans la rue. Ils essayeront une ou deux fois et se rendront compte que cela n'est pas inaccessible.

Même dans une ville au relief prononcé ?

Certes il y a les collines mais Saint-Etienne dispose aussi d'un axe Nord-Sud très agréable. Nous misons sur l'émulation et l'engouement et espérons voir ressortir de vieux vélos des caves.

Que penser de la répartition des stations ?

Leur maillage est très dense en centre-ville mais les stations se raréfient une fois le boulevard urbain franchi. L'agglomération a fait un choix technique orienté par des contraintes budgétaires. C'est un début. Mais nous en aurions souhaité davantage. D'après nous, il en faudrait le double pour que cela fonctionne.

>>Les vélos seront bientôt là mais qu'en est-il des pistes cyclables ?

Il reste de gros efforts à fournir. Les vélos ne sont qu'une partie du tout. Ils doivent absolument s'accompagner d'un travail sur les aménagements. Actuellement, il y a certains problèmes de continuité entre le passage de la piste et le choix d'implantation des stations.

A l

publié le 04.04.2010 : Ocivélo a mis le grand braquet avec sa bourse aux vélos

Quinze euros pour un vélo d'enfant, 20, 30, 50 ou 80 euros pour un vélo d'adulte, VTT, vélos de course, vélo de ville… Hier, la bourse aux vélos d'occasion, organisée sur la place Jean-Jaurès par l'association Ocivélo, a connu un beau succès.

À 11 h 30, la plupart des vélos avaient trouvé preneurs, de quoi réjouir les responsables d'Ocivélo qui se battent pour promouvoir et développer la pratique du vélo en ville. Et cette manifestation prenait tout son sens dans la semaine du développement durable, tant le vélo est le moyen de déplacement écolo par excellence, un moyen de transport convivial, silencieux, discret, rapide, économique en coût et en énergie, générateur de bien-être physique et non polluant.

Parallèlement, hier, chaque acheteur s'est vu offrir par Saint-Etienne Métropole le marquage antivol de son vélo, le vol étant souvent un frein à la pratique quotidienne du vélo en ville. Un atelier de petites réparations était également proposé tandis qu'un stand d'information présentait le schéma directeur du vélo stéphanois, le principe des doubles sens cyclables, mais aussi les principaux problèmes rencontrés à Saint-Etienne et les solutions qui pourraient y remédier.

L'occasion pour Ocivélo, qui a vu ses derniers mois ses adhérents augmenter, d'énoncer les droits et devoirs du cycliste urbain et de s'affirmer comme un interlocuteur de la municipalité et de Saint-Etienne Métropole pour proposer une charte des aménagements cyclables et instaurer un code de la rue.

> Ocivélo 14 rue Deverchère Courriel : ocivelo@free.fr Site internet : www.ocivelo.fr

publié le 28.03.2010 Développer la pratique du vélo en milieu urbain

L'association Ocivélo, présidée par Matthieu Boucherat, développe des actions pour promouvoir l'utilisation du vélo en ville. A commencer par la bourse aux vélos samedi 3 avril

Ocivélo compte une cinquantaine d'adhérents. « Un chiffre qui a augmenté en 2009, ce qui nous conforte dans nos actions. La pratique quotidienne du vélo en ville se développe, c'est visible dans les rues de Saint-Étienne et nous continuerons à inciter le grand public à changer ses comportements en matière de déplacement. » Et pour aider au changement de comportement, il faut multiplier les actions et manifestations. La plus proche dans le temps étant la bourse aux vélos qui se tiendra samedi 3 avril sur la place Jean-Jaurès, dans le cadre de la semaine du développement durable. « Cette bourse aux vélos répond à un besoin et permet de favoriser les échanges. Concrètement, le dépôt de vélos se fera de 9 à 15 heures et la vente de 11 à 17 heures. »

De même, Saint-Étienne Métropole proposera un stand de marquage antivol Bicycode (gratuit pour les acheteurs d'un vélo, 5 euros pour les autres) et offrira un écarteur de danger pour chaque achat. Différents antivols seront présentés et le guide du cycliste urbain sera offert par la ville de Saint-Étienne.

Outre ces actions ponctuelles, les membres d'Ocivélo ont l'ambition de développer la pratique du vélo, entre autres en étant les interlocuteurs directs de la ville et de Saint-Étienne Métropole. « Le projet Cœur de ville va déjà dans le bons sens mais nous voudrions établir une charte des aménagements cyclables pour prendre en amont les difficultés, en installant des feux à déclenchement automatique ou des sas vélos, en instaurant les doubles sens cyclables, en créant des pistes cyclables lorsque c'est possible. Bien sûr, cette charte n'aurait pas de statut juridique mais elle serait opposable aux services tehniques et aux élus pour changer les comportements. »

Parallèlement, Ocivélo envisage d'organiser une grande réunion où seraient conviés les différentes associations de déplacements doux. « L'objectif étant de travailler main dans la main pour provoquer des réactions, faire germer des idées. ».

Depuis quelques années, Ocivélo a également créé l'atelier Le Dérailleur, situé 14 rue Deverchère, ouvert les jeudis soir de 18 à 20 heures. On y bénéficie des outils, des conseils, des pièces détachées pour y entretenir son vélo. Quant au site Internet, les contenus ont été restructurés et complétés. On peut entre autres toujours y remplir les fiches de doléances pour dénoncer les points noirs du réseau cyclable stéphanois.

Notre président !

Publié le 25.03.2010 « Le dispositif vélo libre-service doit s'accompagner d'aménagements » 

Le président de l'association Ocivélo se réjouit du projet Cœur de ville et des futures stations-vélos mais s'inquiète d'un « manque de visibilité » de Saint-Etienne-Métropole quant aux futurs aménagements cyclables 

L'association Ocivelo organise son assemblée générale ce vendredi à 19h45, dans les locaux de l'amicale laïque de Beaubrun, 14, rue Deverchère. L'occasion d'interviewer son président, Matthieu Boucherat, à propos du futur dispositif vélo libre-service annoncé par Saint-Etienne Métropole.

Ocivélo doit se réjouir de la mise en place du vélo libre-service à Saint-Etienne ?

Bien sûr. Que ce soit le libre-service ou le dispositif Cœur de ville, on soutient à 100% ces projets qui portent la voix du vélo urbain à Saint-Etienne. Il y avait eu des prémices avec le vélo Stas mais la nouvelle formule devrait vraiment permettre de démocratiser la pratique du vélo en ville. C'est quelque chose qui nous paraît évident et qui a déjà fait ses preuves et prouvé son efficacité dans de nombreuses villes. Nous sommes en tout cas très heureux que la ville et Métropole se soient lancées dans ce projet.

Saint-Etienne Métropole vient de vous présenter le projet libre-service. Qu'en pensez-vous ?

De façon technique, dans la réalisation même du projet, on constate toujours un manque de clarté dans la politique d'aménagements cyclables. Nous pensons que le libre-service n'est pas un but en soi mais un moyen pour développer le vélo. Il faut absolument associer ce dispositif à une politique d'aménagement ambitieuse, c'est « la » condition pour que ça marche mais on n'a pas l'impression que cet aspect soit systématiquement pris en compte. Je prendrai l'exemple de la station vélo du quartier Centre-Deux qui sera installée rue Alexandre Pourcel. Ce choix prouve que le projet n'intègre pas la nécessaire continuité des pistes cyclables car, depuis la Grand-Rue, il n'y a aucun moyen simple et lisible de rejoindre la station. Ça nous paraît assez incohérent, d'autant que le point de convergence, ici, c'est vraiment Centre-Deux, alors pourquoi ne pas y installer la station ? Même problème sur Châteaucreux, point d'ancrage du vélo libre-service, où il n'y a aucun parcours conçu pour les vélos. Il faut absolument engager une réflexion de fond sur l'accessibilité cyclable.

Quels sont les aménagements qui vous paraissent les plus urgents ?

Notre priorité, pour 2010, ce sont les double-sens cyclables, avec une voie spécifique ou un marquage au sol. On pense notamment à l'avenue Denfert-Rochereau, interdite aux cyclistes dans la descente ce qui les oblige à faire de gros détours. Et à la rue des Alliés aussi car nous sommes actuellement obligés d'emprunter la rue de la Montat (vraiment très dangereuse) pour quitter le Saint-François et rejoindre le centre.

Vingt stations libre-service sur Saint-Etienne, ça vous paraît suffisant ?

Il y a un maillage très fort sur le centre-ville mais les quartiers sont peu desservis. Le nombre de stations est un gage de réussite et nous pensons qu'il en faudrait le double pour que le système soit performant. Les élus nous ont affirmé qu'il y en aurait plus dans l'avenir mais il faudrait agir vite, pour que le libre-service ait toutes les chances de bien fonctionner.

Vous pensez que la formule va « prendre » sur Saint-Etienne ?

Je pense que beaucoup de gens vont se servir des vélos, même s'il faudra trouver des solutions pour les sites collinaires de la ville. Il existe actuellement des axes très agréables pour les cyclistes, comme la Grande'Rue par exemple, et si les parcours sont mieux balisés et plus simplifiés, la pratique du vélo se développera naturellement à Saint-Etienne.

Christine Chaumeil

Stationnement gratuit des vélos à Chateaucreux , 8 places !

Publié le 10.11.2009  Gare de Châteaucreux : les cyclistes en manque de stationnement  

l'association Ocivélo aimerait que le stationnement vélo se développe autour de la gare. Une demande qui devra attendre...

Sur le beau et vaste parvis de la gare de Châteaucreux, une aire de stationnement est prévue pour les vélos. Un abri bienvenu et indispensable à l'heure où les déplacements doux sont de plus en plus plebiscités. Seul hic, mais de taille : la capacité de ce parking qui ne peut accueillir que huit vélos seulement. Une situation que déplore l'association stéphanoise Occivélo : « La gare principale de Saint-Etienne, située sur la première ligne TER de France, draine près de 8 000 voyageurs par jour et ne comporte que 8 places de stationnement». La proposition est en effet faible et a de quoi dissuader. Certains s'en accomodent toutefois, n'hésitant pas à garer leur vélo où ils peuvent, accrochés à une barrière, un pylône. Les bénévoles de l'association se sont rendus plusieurs fois sur les lieux et ont, à chaque fois, fait le même constat : «Le parking est régulièrement saturé avec, parfois, près de 20 vélos en stationnement sauvage. Le parking est, de plus, complètement excentré et séparé de l'entrée de la gare par les rails du tram et la voie de sortie des taxis. En fait, il est situé là où il gêne le moins.»

Outre le problème du stationnement, les défenseurs du vélo regrettent également l'absence d'accès cyclable lisible à la gare : «Il n'y a pas d'aménagement direct, continu et correctement conçu reliant cette dernière au centre ville. Une situation qui constitue clairement un frein au développement du vélo comme moyen de rabattement vers la gare et comme moyen de transport en général.» Pour Matthieu Boucherat, membre de l'association, ce manque d'accessibilité va à contre-courant des efforts fournis dans ce domaine par la Région Rhône-Alpes, et même du rapport Fabienne Keller (sénatrice du Bas-Rhin) remis en mai dernier au Premier ministre : «Ce rapport est très clair sur le sujet et insiste sur la priorité à donner à l'intermodalité en gare et à l'implantation de parkings à bicyclettes. Il hiérarchise ainsi clairement les moyens d'accès, le vélo arrivant en deuxième position derrière les piétons et les personnes à mobilité réduite.» Quant au PDU de Saint-Etienne, établi en... 2004, il préconisait aussi «le développement de stationnements sécurisés pour vélos dans les pôles d'échanges».

Renseignements pris, le parvis de la gare de Châteaucreux est propriété de Saint-Etienne Métropole qui a également la charge du stationnement des vélos, la région ne s'occupant que des gares régionales de plus petite taille. Selon les services de l'agglomération, le problème serait réglé au printemps 2010, époque à laquelle devrait démarrer le système de location vélo en libre service. Quant aux aménagements de pistes cyclables, ils seront inscrits dans le plan d'agglomération vélo qui sera présenté à la même époque.

Les cyclistes devront donc se montrer patients, car l'idée d'installer de nouveaux arceaux de stationnement, en attendant ces futurs travaux, ne semble pas au goût du jour...

Christine Chaumeil

Notre article : Communiqué Chateaucreux


Une fête pour sensibiliser le public à la pratique du vélo
/ Photo Pascale Bigay

publié le 07.06.2009 Commencée hier, la fête du vélo se poursuit toute la journée !

Hier, la place Jean-Jaurès était entièrement dédiée au vélo. Vélo de ville, vélo rigolo, vélo géant, vélo customisé...il y en avait pour tous les cyclistes. Organisée par Ocivélo, l'atelier associatif Le Dérailleur et un groupe de jeunes étudiants de l'école des Mines, cette fête nationale avait sa place toute trouvée à Saint-Etienne, capitale du cycle. Au fil des stands, le cycliste averti ou le futur adepte pouvaient s'informer sur les actions de l'association de promotion du vélo et des aménagements cyclables, s'extasier devant ces vélos étranges, voyageurs ou simplement pratiques, s'initier au montage et démontage d'une roue, ou se lancer dans le parcours semé d'embûches proposé par la Prévention Routière. Cette manifestation ayant pour finalité de sensibiliser le public à la pratique du vélo comme mode de déplacement doux. En fin d'après-midi, une ballade a permis de rallier Jean-Jaurès au parc Couriot, une ballade entrecoupée de pauses culturelles grâce à Ville d'Art et d'Histoire.

La fête se poursuit aujourd'hui sur les chemins buissonniers entre Saint-Etienne et Givors. En collaboration avec Vélopôle de Saint-Chamond, tous les cyclistes sont conviés à une promenade familiale de gare en gare. Départ devant la gare de Châteaucreux à 9 heures, arrêt pique nique à la Roche Percée près de l'ancien canal pour une arrivée à Givors vers 16 heures. A vélo bien sûr.


Stationnement lycée Etienne Mimard

Publié le 28.05.2009 à la Une  A bicyclette au lycée : des difficultés pour stationner  

Ocivelo a mené l'enquête : en ne proposant pas ou peu d'aménagements de stationnement, aucun lycée stéphanois, public ou privé, ne facilite la pratique du vélo chez les élèves ou le personnel.
Seize lycées sollicités par un questionnaire et un bilan bien mitigé : sur les 16 lycées, 6 n'ont pas de parkings à vélos et 10 ont un local ou un parking mis à la disposition des élèves ou du personnel. Et ces 10 parkings ou locaux ne proposent que 137 places tous lycées confondus pour un total de 13 191 usagers potentiels soit une place pour 96.2 usagers.

Et Pedro Herrero, membre d'Ocivélo, qui a réalisé cette enquête de regretter cet état de fait : « Aucun des lycées stéphanois ne répond aux directives du CERTU (Centre d'Etudes sur les Réseaux, les Transports, l'Urbanisme et la construction, du ministère de l'Ecologie, du Développement et de l'Aménagement durables) qui prône une place de parking pour 5 usagers potentiels.

A Saint-Etienne, nous ne sommes même pas à 5 % des objectifs. Et c'est vraiment regrettable parce que les lycéens sont les usagers de demain. Le vélo reste le moyen de déplacement le plus rapide de « porte à porte » à condition d'avoir une place pour se garer. Le choix du vélo est donc conditionné par la mise à disposition de places de stationnement, couvertes et surtout sécurisées car le vol constitue le deuxième obstacle à la pratique du vélo ».

Les lycées stéphanois n'ont donc pas une politique qui préconise la pratique du vélo, « rien d'étonnant à cela, ce n'est pas une priorité pour les lycées et surtout il manque de moyens pour le faire ».

Sans jeter la pierre, le lycée Fauriel est assez représentatif de ce constat négatif. Situé en centre-ville, à proximité d'une piste cyclable, il ne dispose d'aucune place de stationnement dans l'enceinte de l'établissement malgré un potentiel de 1 600 élèves et 250 membres du personnel. Seules 12 places sont proposées mais à l'extérieur de l'établissement.

Au niveau de l'aménagement des voies de circulation à proximité des établissements scolaires, même triste bilan : les aménagements cyclistes lorsqu'ils existent ne prennent pas en compte les flux de déplacements autour des lycées.

Sil fallait tirer une conclusion de cette enquête, il est évident que la situation n'encourage pas la pratique du vélo. Pourtant, le lycéen est potentiellement le futur utilisateur des déplacements doux. Et Pedro Herrero tout comme les adhérents d'Ocivélo d'espérer que les chefs d'établissement prendront conscience de la nécessité de proposer des équipements dignes de ce nom.

Notre article : Enquête lycées


Date de création : 05/03/2010 @ 10:55
Catégorie : Au choix - Revue de presse
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